Lettre du croisé Bérenger à ses proches
Note · 40 po · Poids 2
« Shynn, cher frère adoré ! Pour la première fois depuis plusieurs semaines, je trouve enfin quelques minutes pour vous écrire, à toi, les amis et la famille. Bérenger, ton frère tourmenté, n'est ni mort ni disparu. Bien au contraire ! je suis plein de vie, et infiniment reconnaissant de la chance qui m'a été donnée. Depuis que j'ai rejoint les rangs des croisés, j'ai enfin le sentiment d'avoir trouvé ma place... Te rends-tu compte ? J'entends déjà tes remontrances : "Ah ! ce scélérat de Bérenger croit maintenant pouvoir jouer les héros !" En l'occurrence, sache que les notions de gloire et de titres honorifiques me sont plus étrangères que jamais. C'est poussé par l'ennui et une affreuse mélancolie que je me suis fait croisé. Et un jour, le tire au flan, l'ivrogne que j'étais, celui qui n'avait jamais rien accompli dans sa vie, s'est attiré les faveurs de la resplendissante Iomédae pour une raison que j'ignore. C'est durant le quinzième jour des combats que, trempé jusqu'aux os du sang des démons, j'ai cédé à l'influence de mes fervents camarades. J'ai prié l'Héritière... et elle m'a entendu ! Depuis ce jour, je ne suis plus un simple croisé : je suis devenu un paladin d'Iomédae et je châtie les monstres des Abysses avec les pouvoirs divins qui m'ont été octroyés ! Mon cher Shynn, saurais-tu seulement me reconnaître si je rentrais à la maison ? J'ai changé. Je le sens au plus profond de moi. Iomédae a donné un sens à ma vie. Elle m'a donné une arme pour combattre les ennemis de Golarion. Ô Héritière ! jamais ne trahirai cette confiance ! Voudras-tu bien transmettre mes salutations les plus affectueuses à notre pauvre mère et lui montrer cette lettre ? Et rends-toi sur la tombe de père pour moi, s'il te plaît, et ne m'oublie jamais. J'entends les cors qui sonnent. Les démons ne sont pas loin. Porte-toi bien, Shynn, et qu'Iomédae te bénisse ! Ton frère, Bérenger »