« Des racines de la magie du péché »
Note · 55 po · Poids 2
« La magie du péché trouve ses racines dans les sept vertus cardinales théorisées par le grand Xin, archimage et souverain de l'empire du Thassilon. Si l'on en croit ses enseignements, ces valeurs (la charité, la générosité, l'humilité, la bonté, l'amour, la tempérance et le zèle) étaient les dons de Lissala, l'une des déesses suprêmes de l'empire, et elle ne les accordait qu'aux dirigeants les plus intègres, les plus justes et les plus avisés. Hélas, le temps aidant, les sept vertus sont devenues péchés. Désormais trop vaste, l'empire thassilonien ne pouvait plus être gouverné par un homme seul. Chacun des sept magiciens les plus puissants du pays, les Seigneurs des Runes, fut donc chargé de diriger sa propre province. Ce sont ces mêmes magiciens qui mirent fin au règne de Xin de manière brutale, avant de faire monter un pantin sur le trône. Les magistrats étaient désormais libres de gouverner à leur guise, et de comploter les uns contre les autres. Ce faisant, ces despotes bafouèrent peu à peu les doctrines de Xin, jusqu'à devenir des incarnations corrompues des vertus que leur ancien mentor défendait. L'avarice, la luxure, l'orgueil, la gourmandise, l'envie, la colère et la paresse finirent par ronger Thassilon jusqu'à la moelle, précipitant le territoire dans une décadence et une prodigalité honteuses. Si la Chute abattit par la suite l'empire, elle ne mit pas un terme pour autant aux méfaits des Seigneurs des Runes. Les magiciens avaient anticipé la destruction de leur nation et fait tout leur possible pour survivre à la catastrophe... »